La perception du cloud hybride

14 Octobre 2016
Fanny NAMAND
La perception du cloud hybride

Les solutions hybrides sont déjà répandues : deux tiers des personnes interrogées déclarent avoir déjà un environnement informatique hybride en place, tandis que 51 % sont ouvertes à l'idée. Les entreprises consacrent près d'un tiers de leur budget informatique total au cloud computing, 14 % dédiant plus de la moitié à cette technologie.

 

Presque 80% des responsables informatiques estiment "inévitable" que l'avenir de l'infrastructure informatique d'entreprise soit hybride, tandis que 81 % admettent qu'ils devront déployer un environnement informatique hybride pour répondre aux besoins de leur entreprise.

 

La grande question de la courbe d'apprentissage

Toutefois, il reste une courbe d'apprentissage qui doit être gravie. Près de deux tiers (62 %) admettent avoir besoin d'une aide supplémentaire pour comprendre l'informatique hybride et ses implications. De plus, 37 % confient ne pas savoir à quoi ressemble un "bon" modèle informatique hybride, contre 33 % qui se targuent du contraire.

 

Qu'est donc exactement le cloud computing hybride ? Aux États-Unis, l'Institut national des normes et de la technologie (NIST) définit le "cloud computing hybride" (voir la page 7 du guide) comme se composant "d'au moins deux infrastructures distinctes de cloud computing (privé, communautaire ou public) qui restent des entités uniques, mais sont reliées par une technologie standardisée ou propriétaire qui permet la portabilité des données et des applications (par exemple, "cloud bursting" pour l'équilibrage de charge entre les environnements de cloud)".

 

L'environnement idéal de cloud computing hybride donnera l'impression que tous ses composants (sur site et hors site) constituent un seul et même système. Comme l'explique Dave Cartwright dans un récent billet sur The Register : "Il y a un mot dans cette définition qui est éminemment crucial pour une configuration de cloud computing hybride : l'orchestration. L'aspect le plus important du cloud hybride est qu'il agit, autant que faire se peut, comme une unique entité qui se trouve simplement être répartie entre plusieurs emplacements, prestataires et technologies."

 

Réduction des coûts ou agilité de l'entreprise ?

Il existe des risques liés au fait que les responsables informatiques ne sont pas tout à fait familiarisés avec le cloud computing hybride, préviennent les auteurs du rapport de Hybrid Hive. "Si les décideurs informatiques qui ne comprennent pas à quoi ressemble un "bon" modèle hybride sont plus nombreux que ceux qui le comprennent, il y a un risque que l'approche ne soit pas mise en œuvre d'une manière qui reflète au mieux les besoins de l'entreprise. Cela pourrait potentiellement être coûteux et dommageable sur le long terme."

 

De plus, les préoccupations relatives à la sécurité, couplées au manque de connaissances, créeront une hésitation à aller de l'avant chez les dirigeants. Ces derniers ont également tendance à adopter une vue à court terme du cloud computing hybride : ils se concentrent sur la réduction des coûts, mais n'envisagent pas les avantages à long terme tels que l'agilité d'entreprise.

 

"Il existe clairement un manque de connaissances", déplorent les auteurs de l'étude. Cela "nous place en quelque sorte à la croisée des chemins : laisserons-nous ce manque de connaissances perdurer, au risque de ne pas exploiter la valeur potentielle du modèle hybride sur le long terme, ou travaillerons-nous ensemble en tant qu'industrie pour le pallier ?".

 

Source : ZDnet

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